Aller au contenu principal
+

Utilisez le sommaire déroulant pour accéder aux articles du dossier.

Modalités de republication

Vous avez la possibilité de republier cet article, librement, sur votre site web, blog, etc.

Imaginer une ville où il fait bon vieillir

Les coulisses de la recherche

« Entretenir régulièrement les trottoirs », « aménager des couloirs dédiés aux piétons », « renforcer l'accessibilité des transports en commun », « développer des espaces permettant l'interconnaissance », « favoriser l’implantation de commerces de proximité »… Voilà quelques exemples des 49 propositions pour créer la ville « où il fait bon vieillir » recueillies auprès d’une trentaine de personnes âgées dans le cadre de la démarche de co-construction de la ville de demain du projet CAPACité.

Nos ainés pas assez créatifs ?

Pour obtenir ce résultat, l’équipe de CAPACité s’est associée à trois partenaires pour avoir un accès privilégié à deux terrains de recherche aux caractéristiques très différentes, le 15ème arrondissement de Paris et Ivry-sur-Seine. Une démarche rare : les personnes âgées « étant souvent laissées de côté du fait d’une représentation sociale biaisée quant à leur capacité créative et d’innovation » souligne Luciana Castro Gonçalves, enseignante-chercheuse spécialiste de l’innovation collaborative et co-porteuse de CAPACité.

 

Le design thinking pour co-construire la ville où il fait bon vieillir

La consultation s’est articulée en deux temps. D’abord des entretiens individuels destinés comprendre « ce qu’était pour eux une ville inclusive, quels étaient leurs parcours dans la ville ou encore comment ils s’y sentaient » illustre l’enseignante-chercheuse. La démarche de co-construction s’est ensuite poursuivie par trois ateliers de créativité aux configurations différentes : le 1er atelier était composé de 30 étudiants, le 2e de cinq personnes âgées et le 3e a associé 13 personnes âgées et 20 étudiants. Mobilisant l’approche du design thinking, ces temps d’échanges ont permis aux chercheuses de montrer « le potentiel réflexif des publics vulnérables pour co-construire des solutions » ainsi que les conditions de réussite de cette co-construction. Elles soulignent notamment « que la perspective des seniors est précieuse pour comprendre les problème pernicieux dans leur complexité et leur multi-dimensionnalité. » Ces observations font l’objet d’un article en cours de soumission pour la revue Innovations. Revue d’Économie et de Management de l’Innovation (I-REMI).

Dans la continuité des résultats révélés par CAPACité, les chercheuses entendent poursuivre l’exploration des représentations du bien vieillir, notamment l’influence du genre : les femmes semblant davantage impliquées dans le tissu social que les hommes. Elles entendent enfin présenter les 49 propositions au grand public et les soumettre à un vote à travers la création d’une plateforme de civic tech.

Images du terrain

Personnes âgées croisées et objets urbains identiés lors des observations.